En vers et contre tout

by Magdalen

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Premier album de Magdalen, chanteuse electro-pop de chansons francophone. Un album intimiste, féminin qui a du caractère.

credits

released June 20, 2014

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Magdalen Strasbourg, France

Magdalen chante depuis toujours. Après avoir fait de la reprise, voici enfin son premier album, "envers et contre tout".
Elle apparaît comme une chanteuse de caractère, intransigeante mais sensuelle, sensible, avec un sens de l'humour indéniable.
Sa voix douce, chaude et posée lui permet de susurrer les mots les plus tendres comme ceux les plus crus, sans tomber dans la vulgarité.
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Track Name: Mes cris tics
J'ai encore un aveu à faire,
Il me faudrait me confesser.
J'ai croisé des gens avant-hier
Ils en sont toujours boul'versés.
Personne ne s'attend, c'est clair,
À se faire ainsi, agresser.
C'est pas contre eux, même au contraire,
En plus, ils ne m'avaient rien fait.
C'est une émotion passagère
Qui s'exprime sans s'annoncer.
Impossible de m'en défaire
Pas moyen de la surpasser.

Je hurle à la mort,
Comme une damnée.
De plus en plus fort
Crier, fulminer.
Et quand ça me prend,
Qu'importe où ça vient,
Accepte et comprends !
Ça me fait du bien.

Ne crois pas que j'en sois si fière,
Je cherche pas à m'exposer.
J'aime mieux être et avoir l'air
Originale que névrosée.
Car lorsque me monte la colère
Ou quand un truc m'a énervée
Plutôt que de faire un ulcère
Je choisi de me préserver.
Tu peux bien juger mes manières,
Qu'au moins, je pourrais me cacher
Mais toi ta vie est un calvaire,
Quand tu ne prends pas tes cachets.

Je hurle à la mort,
Comme une damnée.
De plus en plus fort
Crier, fulminer.
Et quand ça me prend,
Qu'importe où ça vient,
Accepte et comprends !
Ça me fait du bien.

Je te parle du cri primaire,
Du premier que tu as poussé,
Sorti du ventre de ta mère
Naturell'ment, sans te forcer,
Parce que tu avais souffert
Cet hurlement t'a soulagé,
Car dans nos cœurs et dans nos chairs
Nous sommes tous des enragés.
N'en fais donc pas toute une affaire,
Et plutôt que de me juger,
Demande toi si ton enfer
Ne vient pas de tes préjugés.

Je hurle à la mort,
Comme une damnée.
De plus en plus fort
Crier, fulminer.
Et quand ça me prend,
Qu'importe où ça vient,
Accepte et comprends !
Ça me fait du bien.
Track Name: Demi-molle
T'es vraiment un héros,
T'as jamais peur de rien,
Ta manette à la main,
Sur ton jeu vidéo.
Qu'importe le défi,
Tu deviens conquérant,
Mais, derrière ton volant,
Restes bien à l'abri.
Tu n'a peur de personne,
Entouré des copains.
Au quartier, les gamins
De treize ans te rançonnent.

T'as beau jouer les durs
T'as rien sous la ceinture.
Et à la moindre embrouille
Toi, tu cherches tes couilles.
L'égalité des sexes ?
Je préfère être femme
Qu'exhiber sans complexe
Un feu sans flamme.

Tu râles et tu critiques,
Tu mâches pas tes mots
Mais toujours dans le dos.
C'est beaucoup plus pratique.
T'as tout vu, t'as tout fait,
Tout le monde t'écoute.
Jamais tu n'en rajoutes
Mais tout est inventé.
Tu te prends pour le roi,
Crois qu'on t'apprécie bien
Mais t'as pas un copain
Qui se fout pas de toi.

Tu peux boire dix-huit bières,
Prétends te contrôler
Mais finis par gerber
En appelant ta mère.
J'admire ton sang-froid
Quand t'es carrément rond
Et, pour avoir raison,
Quand tu cognes sur moi.
J'ai rien contre les hommes.
Je ne suis pas sexiste,
Et je reste optimiste :
Tous n'ont pas ton syndrome.

T'as beau jouer les durs
T'as rien sous la ceinture.
Et à la moindre embrouille
Toi, tu cherches tes couilles.
L'égalité des sexes ?
Je préfère être femme
Qu'exhiber sans complexe
Un feu sans flamme.

Tu râles et tu critiques,
Tu mâches pas tes mots
Mais toujours dans le dos.
C'est beaucoup plus pratique.
Track Name: Faveur d'exception
Elle est bien plus précieuse à mes yeux,
C'est ce que j'ai de plus cher au monde.
Rien d'autre ne paraît prodigieux,
Dans cette galaxie moribonde.
Elle me soutient dans mes épreuves,
Sait comment alléger mon fardeau.
Sa seule existence est une preuve.
De la vie, c'est l'unique joyau.

Ceux qui ont eu la chance
La chance, de l'avoir embrassée
Conservent l'espérance,
Savent se surpasser.
Si jamais le destin,
Un jour, l’enlevait à moi,
Je garde son parfum
Et porte son aura.

Bien des liaisons qui l'ont imitée
Ne sont que des calques décevants.
Peu de nous savent l'apprivoiser
Elle n'apparaît pas si souvent.
J'ai eu l'honneur de la rencontrer
Et je m'y suis donné corps et âme,
Par plaisir et sans rien espérer,
Engagée ad vitam aeternam.

Ceux qui ont eu la chance
La chance, de l'avoir embrassée
Conservent l'espérance,
Savent se surpasser.
Si jamais le destin,
Un jour, l’enlevait à moi,
Je garde son parfum
Et porte son aura.

Elle est l'abri le plus rassurant,
Le refuge où je peux me confier,
Tout libérer, pas de faux semblant,
Tout entendre sans jamais juger.
Depuis que tu m'en as fait cadeau,
Nous partageons notre intimité.
Elle est ma vie, mon eldorado.
Il faut préserver notre amitié.

Ceux qui ont eu la chance
La chance, de l'avoir embrassée
Conservent l'espérance,
Savent se surpasser.
Si jamais le destin,
Un jour, l’enlevait à moi,
Je garde son parfum
Et porte son aura.
Track Name: Des cons venus
Lorsque je pose mon regard
Sur le monde qui nous entoure,
Je prends mon temps et je savoure
Ma vision débordant d'espoir.
Je décèle tant de magie
Dans tous ceux de mon entourage.
Bercée depuis mon plus jeune âge
De positives énergies.
J'ai intégré la tolérance,
La compassion et le respect.
Mais souvent, pour avoir la paix,
Je dois me faire violence.

Car la vie c'est pas ça,
Bien sûr que je le sais.
Oui mais moi, je suis moi,
Entre rêve et réalité.
Ils disent "elle est gentille"
Ces jaloux, ces blasés
Et quand ils me sourient
C'est juste pour mieux me baiser.

Avec l'idée que je me fais
Et suivant ma propre logique
Ça sert à rien que je critique
Même ceux que je ne peux piffer.
Le monde n'est pas fait pour moi.
Je vais encore ramasser.
Mais à quoi bon se préserver
Pour finir aussi con que toi.
Je me mets peut-être en danger
À trop afficher ma douceur
À ouvrir aussi grand mon coeur
Ça doit te déranger.

Car la vie c'est pas ça,
Bien sûr que je le sais.
Oui mais moi, je suis moi,
Entre rêve et réalité.
Ils disent "elle est gentille"
Ces jaloux, ces blasés
Et quand ils me sourient
C'est juste pour mieux me baiser.

J'ai peut être l'air ingénue,
Mal armée pour cet univers
Où règnent les sournois, pervers
Sans limites et sans retenue.
Tu crois déjà m'avoir vaincue,
Me vois comme une proie facile
C'est ce qui te rend si fragile.
Tu l'auras dans le cul.

Car la vie c'est pas ça,
Bien sûr que je le sais.
Oui mais moi, je suis moi,
Entre rêve et réalité.
Ils disent "elle est gentille"
Ces jaloux, ces blasés
Et quand ils me sourient
C'est juste pour mieux me baiser.
Track Name: Supplique à larmes
De l'homme romantique, que sais tu vraiment ?
Son amour est si pur, si sincère et profond,
Qu'il t'abandonnera quitte à toucher le fond.
Pour ton bonheur, il sacrifie ses sentiments.

Mais dans son cœur et dans sa chair,
Consumé par l'admiration
Et rongé par l'hésitation,
Donne ce qu'il a de plus cher
Jusqu'à sa vie,
Jusqu'à son âme,
Pour que la fille
Se sente femme.

Toujours égaré entre passion et folie,
Il refoule sa force qu'il prend pour faiblesse :
Sensible et tendre, il est capable de prouesses.
Apaise le sinon le doute le détruit.

Mais dans son cœur et dans sa chair,
Consumé par l'admiration
Et rongé par l'hésitation,
Donne ce qu'il a de plus cher
Jusqu'à sa vie,
Jusqu'à son âme,
Pour que la fille
Se sente femme.

Difficile aujourd'hui d'être sentimental.
S'engager à nouveau, il en paiera le prix,
Alors donne toi, qu'il ne se sente incompris.
L'amour intense remplit autant qu'il fait mal.

Mais dans son cœur et dans sa chair,
Consumé par l'admiration
Et rongé par l'hésitation,
Donne ce qu'il a de plus cher
Jusqu'à sa vie,
Jusqu'à son âme,
Pour que la fille
Se sente femme.
Track Name: Pas dans ma bouche
Sois belle et surtout pas un mot,
Que rien ne filtre, ne paraisse.
Une fille bien et comme il faut
Obéit sans tendre sa laisse.
Se montrer pure et bien polie,
Jamais un mot plus fort, plus cru,
Tu me veux bien sage et jolie.
Un juron serait incongru.
Ma bouche douce et délicate
Que tu rêves tant d'embrasser
Ne saurait porter les stigmates
De quelques termes un peu grossier.

Me fais pas chier, putain
Viens pas me casser les ovaires.
T'es vraiment qu'un crétin,
Le Q.I. d'un protozoaire.
Ne me crois pas si con,
Je suis pas juste une poupée
Qui fait oui, qui fait non,
Je peux aussi te les couper.

Voudrais tu avoir l'obligeance
D'aller te faire foutre profond ?!
Tes injonctions, tes exigences,
J'en ai carrément plein le fion.
Tu crois que ta quéquette molle,
Que ton morceau de peau qui pend,
Ta garantit le monopole
Des gros mots les plus décapants.
Qu'importent les obscénités
Qui peuvent parfois m'échapper
Elles n'entachent ma beauté
Pas plus que tes rots et tes pets.

Me fais pas chier, putain
Viens pas me casser les ovaires.
T'es vraiment qu'un crétin,
Le Q.I. d'un protozoaire.
Ne me crois pas si con,
Je suis pas juste une poupée
Qui fait oui, qui fait non,
Je peux aussi te les couper.

Tes vociférations bestiales,
J'en peux plus, ras le troufignon.
T'es vraiment qu'un Neandertal
Réincarné en Cro-Magnon.
Au nom de la féminité
Et avant tout pour préserver
L'image que tu as décrétée
Je refuse de m'écraser.
Tu le sais bien, en vérité,
Ce qui te les brise vraiment,
Quand je dis des vulgarités,
Je te vole tes arguments,
Tes arguments.

Me fais pas chier, putain
Viens pas me casser les ovaires.
T'es vraiment qu'un crétin,
Le Q.I. d'un protozoaire.
Ne me crois pas si con,
Je suis pas juste une poupée
Qui fait oui, qui fait non,
Je peux aussi te les couper.
Track Name: Quintessentiel
Peut-être que c'est vrai
Que je n'invente rien,
Chacun de mes couplets,
Ni le moindre refrain.
Tout a été écrit
Beaucoup mieux que par moi
Et tout a été dit,
Tout et n'importe quoi.
Nous cherchons la lumière,
Partout sur cette terre,
Affirmons dans nos vers
Tout et tout le contraire.

Il n'y a jamais
Aucun inédit.
Mais la vérité
Aucun qui l'ait dit.
Dans la confusion
Perpétuelle
Gît l'inspiration
Quintessentielle.

J'ai pas la prétention
D'avoir la science infuse.
L'âme en ébullition,
Toutes mes idées fusent.
Je suis persuadée,
Aux tréfonds de mon être,
Qu'il me faut partager
Mes propres découvertes.
La phrase est l'instrument
De ma libération.
De cet envoûtement,
Les mots sont l'émotion.

Il n'y a jamais
Aucun inédit.
Mais la vérité
Aucun qui l'ait dit.
Dans la confusion
Perpétuelle
Gît l'inspiration
Quintessentielle.

Et même en admettant
Que tout ait été dit.
C'était un autre temps,
D'autres analogies,
Dans d'autres sociétés,
Contextes oubliés.
Et tant que le message
N'a pas touché sa cible
Tant qu'à mes bavardages
Tu demeures insensible,
Ne pourra s'épuiser
Mon besoin de créer,
Mon besoin de créer.
Track Name: www.déclaration.fr
Dès le premier instant, tu n'as vu que mon cu...
que mon curieux regard, quand t'as tendu ton bou...
ton bouquet de violettes, acheté pour mon trou...
pour mon troublant message, que tu as tant relu.

Je rêvais de tes yeux, de tes mains et qu'à l'in...
qu'à l'instant tu m'embrasses, car et seules cin...
oui, seules cinq minutes suffiraient à t'habit...
t'habituer à moi, vivre à deux tout de suite.

L'amour ne se conçoit pas sans tact, il fallut s...
il fallut se confier, il fallut que je sus ce...
que je sus ce secret, l'admiration des Q.I. s...
des Q.I. supérieurs, modestes, humbles et sans vice.

Quand mon parfum t'enivre, tu désires me prendre...
me prendre près de toi pour savoir si je nie que...
si je nie que je t'aime, tu préfères mes tendres...
mes tendres mots chantant notre amour platonique.

Tu n'oses m'avouer, quand tu me vois si nu...
si nuancée vis à vis de tout ce qui pu...
qui purifie, je sais que pour toi, c'est l'âme ou le...
l'âme ou le cœur et la passion qui en découle.
Track Name: Avant, j'étais gentille
Toujours attentionné,
Délicat, prévenant,
À mes moindres tourments
Sitôt annihilés.
Audacieux, novateurs
Tes cadeaux stupéfiants,
Tous plus ahurissants
Pour mon plus grand bonheur.
Gentil, aux petits soins,
Débordant de tendresse
De baisers, de caresses
Bien plus qu’il n’est besoin.
Nectar et volupté,
Tes étreintes fougueuses,
Passionnées, prodigieuses,
Puit de félicité.
Et tes déclarations
Plus fortes que « je t’aime »
Véritables poèmes
Forçant l’admiration.
Charmée et subjuguée
Par cette immense ardeur
J’ai perdu toute peur,
Me suis abandonnée.
Un amour aussi grand,
Si puissant, engagé,
Ne laissait présager
Ce brusque reniement.

Sortir les griffes,
Montrer les dents,
C’est pas mon kiff
Mais ça, c'était avant.

Comme beaucoup de filles,
Bercées depuis l’enfance
De puériles romances,
J’étais bien trop gentille.
Me donnant corps et âme,
Entière et sans tricher,
À lui qui s’en fichait,
A affaibli ma flamme.
Avant qu’il ne se taille,
Même le plus charmant,
Pas prince pour autant,
A laissé son entaille.
Malgré tout, chaque fois,
Surmontant mes douleurs
Y mettant tout mon coeur,
J’ai préservé ma foi.
Mais tant de mots salis,
Et de promesses en l’air
Ou prises à la légère
Ont tout enseveli.
Tes serments dévastés
Ont brisé ma candeur,
Ne laissant que torpeur,
Méfiance, hostilité.
As-tu au moins compris
Que briser ma confiance
A saboté les chances
De l’homme de ma vie ?

Sortir les griffes,
Montrer les dents,
C’est pas mon kiff
Mais ça, c'était avant.
Track Name: Crise en thème
Elle est l’excuse à tout, le meilleur argument,
Dissimule surtout notre engourdissement.
Qu’elle soit financière, sociale, écologique,
De nerfs ou d’urticaire, cardiaque ou psychotique,
Tout le monde est touché, gémit et se lamente
Mais vaut mieux pas flancher pour remonter la pente.
Force est de constater que c’est pas le destin :
Ce monde dévasté était entre nos mains.

C’est la crise et tout le monde se plaint
Mais pour bouger son cul, y’en a pas un.

Des lustres que ça dure, on en voit pas la fin.
Il n’y a plus d’air pur, presque plus de dauphins.
La terre est polluée autant que l’océan
Mais on reste englués assis sur nos séants.
C’est la faute à l’euro si on est dépouillés
Ou celles de blaireaux toujours ensommeillés ?
Faudrait déjà cesser : cette compétition
Fait juste progresser la procrastination.

C’est la crise et tout le monde se plaint
Mais pour bouger son cul, y’en a pas un.

Elle couve, menace, surgit,
Touche, ébranle, provoque, fait rage,
Frappe, éclate, terrasse, sévit,
S’aggrave, s’accentue, se propage,
S’envenime, secoue, bat son plein,
S’amplifie, affaiblit, paralyse,
Perdure, dégénère, contraint,
Affecte, culmine, s’éternise.

C’est la crise et tout le monde se plaint
Mais pour bouger son cul, y’en a pas un.